Nous avons tous ou presque, déjà connu ce dimanche au réveil difficile ! Ce dimanche où l’envie d’aller à l’église prend un coup, non pas du fait de la fatigue, mais du fait qu’on ne se sente pas “éligible” dans l’assemblée du Seigneur. C’est ce dimanche-là que j’appelle le dimanche de la culpabilité.
Le péché de la veille
Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous rappelle qu’à la base, tous ont péché, et qu’en conséquence, nous sommes privés de la gloire de Dieu. Toutefois, par l’œuvre de la croix, Jésus-Christ nous épargne ce tragique destin. Romains 3 : 23 – 24
Ainsi, dans tous nos lieux de culte, on nous prêche le salut qu’octroie la foi en Jésus-Christ, Sa mort et surtout Sa résurrection. Et un point d’honneur est mis sur le fait qu’il faut s’éloigner du péché pour rester dans les faveurs du Seigneur. Comme vous, je partage entièrement cet avis. Josué 1 : 8
Par contre, et vous conviendrez avec moi, ce n’est pas toujours aisé.
En effet, qui de nous lèverait-il le premier la main pour dire que depuis sa conversion, il n’a jamais flirté avec le péché ? S’il y en a, soyez-en grandement bénis, et veillez à maintenir le cap !
Pour les autres, le dimanche de la culpabilité, c’est ce dimanche où alors qu’il faut aller prendre une douche, et s’apprêter pour l’église, nous nous rappelons ce péché commis en début de semaine où pendant le weekend : ce partenaire avec lequel on a eu des attouchements alors qu’on ne devrait pas, cet homme à qui on a soutiré de l’argent frauduleusement, cette voisine avec laquelle on s’est engueulés, ce frère à qui on a refusé de l’aide, cette grossesse qu’on a fait passer etc. La liste est longue et varie d’un individu à un autre. Et quand le souvenir de ces péchés nous remontent à la mémoire, nous culpabilisons. Un peu comme Pierre après qu’il eût renié par trois fois le Christ alors qu’il Lui avait juré fidélité. Matthieu 26 : 75
Le poids de la honte et la voix accusatrice
Comme l’Apôtre, nous nous en voulons d’avoir succombé alors que nous avions les armes pour résister. Et puis, il y a cette voix accusatrice qui sort d’un coin de notre conscience. Elle nous chante combien nous sommes impurs, souillés, sales… et qu’il vaudrait mieux pour nous, ne pas nous présenter au milieu de ces frères qui eux sont si fidèles et respectueux des commandements divins.
Entre regret, doute et confusion, la honte s’installe. On ne supporte pas le miroir de la douche, encore moins cette image de nous qu’il renvoie. C’est dimanche, on veut bien entonner un cantique de louange, mais à peine on sort les premières notes, que la voix accusatrice nous rappelle combien nous sommes indignes d’interpréter ce chant. La honte se quintuple, et nous la fermons. Cependant, on va jusqu’au bout du bain. Puis, vient le moment de se “saper” pour le culte . Au moment de sortir la tenue, la voix accusatrice gagne en volume, elle s’amplifie… on n’en peut plus ! Et bientôt, la décision est prise : pas ce dimanche, on n’ira pas à l’église aujourd’hui. C’est beaucoup mieux que d’y aller avec autant de “sang sur les mains” !
Juste, relève-toi !
C’est justement ce piège qu’il faut éviter !
Aussi vrai que je n’encourage pas le péché (peu importe sa forme), je puis affirmer ici et maintenant que l’on ne devrait pas “se laisser mourir” par le poids de la culpabilité. Certes, le péché nous éloigne de la présence de notre Seigneur, du fait de Sa sainteté parfaite, mais il ne faut pas perdre de vue Sa compassion qui du reste est illimitée. Lamentations 3 : 22 – 23
En effet, la Bible nous enseigne que quoique l’Éternel ait le péché en horreur, Il aime le pécheur. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie tout simplement que le Seigneur nous invite à ne pas pécher, mais à ne pas non plus fuir Sa face dans le cas où nous succomberions.
Revenons pour illustrer nos propos, sur l’Apôtre Pierre. En effet, après avoir renié le Christ et s’être rendu compte de la portée de son acte, il fut gagné par la honte et la culpabilité certainement. Cependant loin de sombrer dans cet état et se laisser gagner par l’Accusateur (comme Judas qui se donna la mort pour avoir trahi le Christ), Pierre pleura longtemps, puis se repentit et repris courageusement la marche !
Voici ce à quoi je nous appelle (évidemment, je suis concerné au même titre que vous). Il faut éviter autant que possible de chuter, mais la chute n’annonce pas la fin de la course. Non, ce n’est pas un drame. Ayons donc le courage de nous relever et non pas prendre un nouveau départ, mais continuer la marche après un repenti sincère. En effet, notre Dieu connaît nos faiblesses, et comme le dit l’Apôtre Paul, c’est justement parce que nous sommes faibles qu’Il est notre force.
Si la Bible nous appelle “juste”, ce n’est pas à cause de nos œuvres, mais du fait de notre appartenance à Jésus-Christ. D’où cette parole d’encouragement : « Car sept fois le juste tombe, et il se relève… ». Proverbes 24 : 16
Retenons bien une chose : notre Dieu ne Se lassera jamais de nous pardonner. Il l’a démontré avec le peuple d’Israël, et Il ne change pas.
Alors juste, ne donne pas raison à l’Accusateur, ne te laisse pas gagner par la culpabilité et la honte qui sont des ruses du diable. Ton Seigneur t’aime encore, Il t’appelle. Lève-toi et marche à Sa rencontre !
Shalom !




